Notre
histoire
↘ Histoire des lieux
Le site est occupé depuis le 12e siècle.
« Plongerot » était une seigneurie au 12e siècle, en partie possédée par les Rochetaillée. Ces derniers s’en séparèrent progressivement au profit de l’Abbaye d’Auberive, qui y constitua une grange importante entre 1188 à 1219, époque à laquelle les moines de l’Abbaye d’Auberive obtiennent le droit de la clôturer. Les troupeaux semblent y avoir été importants (plusieurs centaines de moutons). L’élevage était d’ailleurs le seul véritable moyen de rentabiliser les nombreux marais de pente, fréquents sur le plateau de Langres.
Il ne reste rien de la grange médiévale, mais on peut s’en faire une bonne idée grâce au petit bois qui se situe en bordure du site central et qui recouvre les ruines de l’ancienne grange agricole de la ferme de Plongerot qui a été détruite par un incendie à la fin des années 1990, et malheureusement n’a jamais été reconstruite.
Les lieux ont donc été habités et progressivement aménagés au gré de développements principalement agricoles depuis le 12e siècle, pour nous livrer le domaine tel qu’il est aujourd’hui : un ensemble d’environ 120 hectares, composé de terres cultivées, de pâturages, de bois et de nombreux bâtiments, au coeur du Parc national de Forêts.
Trois amis, un projet commun.
L’histoire de trois amis qui souhaitent se frotter aux exigences de la transition des terres agricoles face aux changements climatiques et sociétaux en cours et qui trouvent à Plongerot tous les ingrédients pour développer un projet multi-facettes compte tenu de la qualité des lieux à de très nombreux égards (paysages, site, bâti, localisation)
L’histoire telle qu’elle s’écrit depuis le mois de juin 2024.
2024
Premier semestre
Les premières visites du site ont eu lieu au cours de l’hiver 2023-2024 et se sont déroulées jusqu’au moment de la signature officielle de l’acte d’achat à la fin du mois de juin 2024.
Elles ont réservé un lot de surprises inspirantes aux porteurs du projet au nombre desquelles nous citerons la présence d’un nombre important d’oiseaux magnifiques (pic noir, cigogne noir, grues cendrées, chouette effraie, hibou moyen-duc, chouette chevêche, huppe fasciée, busard saint martin, buse variable, faucon crécerelle, pie-grièche grise et écorcheur, etc).
Ce fut l’occasion de tester les itinéraires magnifiques de balades à vélo et d’effectuer quelques randonnées dans les forêts et les vallées environnantes.
Second semestre
Le second semestre 2024 fut l’occasion de prendre les premiers contacts avec les autorités locales, de réfléchir à la structuration du projet (son phasage, les premières estimations des enjeux de rénovation etc) et d’engager les premières discussions pour les rénovations urgentes.
Le pôle agriculture nous a également occupé pour procéder, avec la SAFER-Grand Est, à la sélection d’un premier partenariat précaire pour la gestion des terres agricoles (une centaine d’hectares). L’occasion d’apprécier les candidatures déposées et d’entamer une première collaboration avec un jeune agriculteur du village de Rochetaillée.
L’essentiel est donc bien lancé : quelqu’un va prendre soin des terres alors que nous nous concentrons sur la structuration d’un projet ou plusieurs projets pour les nombreux bâtiments du site.
2025
Premier semestre
L’année 2025 est jalonnée de rencontres et de premières pierres pour les deux autres pôles du projet (tourisme durable et santé mentale/bien-être) : premier contrat de maitrise d’œuvre pour organiser la remise en état de la conciergerie, premiers contacts avec les représentants des associations locales (parc national de forêts, CCI, maraîchers, services de santé, etc), premiers échanges avec les représentants du monde des banques et surtout avec l’équipe de la Fabrique à projet de France Active.
À son initiative, une réunion rassemblant de nombreux acteurs du territoire est organisée sur le site en juin 2025, quasiment un an jour pour jour après son acquisition formelle. C’est le début d’une multitude d’échanges et de rencontres qui permettront au site et au projet de commencer à rayonner localement.
Second semestre
L’été nous donne l’occasion de ramener des jeunes et de la vie sur le site principal en accueillant un camp de jeunes scouts belges – ils seront plus de 75 à loger sous tentes dans la plaine à proximité du site principal au cours du mois de juillet 2025 et d’égayer de leur présence un site qui dormait depuis quelques décennies.
Les travaux de rénovation de la conciergerie (devant permettre d’héberger jusqu’à 10 personnes de façon très confortable et moderne) débutent en septembre 2025 avec pour objectif de s’achever au printemps 2026. Les artisans locaux reconnus pour leurs expertises sont sélectionnés et les travaux sont menés tambour battant tout au long du second semestre. Période qui continue à voir défiler des visiteurs sur le site, dont certains ont été des occupants de longue durée des lieux au siècle passé. C’est l’occasion de recueillir des témoignages de vie passionnants et de réaliser de très belles rencontres pour les porteurs du projet.
Le second semestre permet aussi de structurer les premières étapes de la phase 2 et de la phase 3 du projet, étapes qui vont exiger des investissements significatifs dont il convient de vérifier la faisabilité économique et commerciale, ce qui donne lieu à de nombreuses discussions et études en tous genres. Une équipe d’architecte et maître d’œuvre est ainsi sélectionnée pour travailler sur l’aménagement du bâtiment de la Tannerie – projet ambitieux de modification de l’affectation de ce lieu exclusivement agricole en un espace d’hébergement moderne et convivial de grandes capacités.
2026
Premier semestre
L’année 2026 a débuté au rythme des travaux de rénovation de la Conciergerie qui progressent conformément aux projections initiales, des réflexions sur la structuration d’un projet pour la Tannerie, des premières ébauches pour l’aménagement du bâtiment de la Forge et des premiers échanges avec les partenaires financiers pour la rénovation de l’ancien orphelinat.
C’est aussi l’occasion de poser les bases de la collaboration à long terme pour la gestion de l’aspect agricole du projet en jetant les bases d’une EARL avec l’agriculteur qui a été sélectionné initialement de façon provisoire et de nous lancer dans les partenariats multiples avec d’autres acteurs du secteur agricole dans le territoire.
Enfin, la période hivernale nous a permis de réfléchir à la mise en place de nos canaux de communication externe, dont le site internet constituera l’un des piliers.
La ferme de Plongerot reprend vie, en s’enracinant avec enthousiasme dans son histoire et dans la diversité de son territoire et de son environnement, et en profitant de la connexion à la nature qui caractérise tellement les lieux.